Chloé Hennemann
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« Souffles Courts » est une série de vidéos artistiques qui offre une immersion rapide dans l’univers d’un·e danseur·se, capturant son expression et son énergie en seulement quelques secondes. Chaque vidéo est construite autour d’un rythme de batterie unique, joué par Alexis Da Silva Maïa et enregistré par Loïc Journo, ce qui confère à chaque danse un caractère brut et énergique. L’objectif : mettre en lumière le découpage précis du geste et matérialiser l’intensité de l’artiste à travers un cadre minimaliste et dynamique.
Chloé Hennemann, danseuse et chorégraphe formée en France et en Allemagne, est aujourd’hui active dans différentes compagnies de danse contemporaine (Narrative Body, Compagnie Maurie, Kokerboom). Elle s’engage aussi régulièrement au Volatil, manufacture artistique toulonnaise. Elle m’a fait l’immense plaisir d’inaugurer ce concept.
« Ce qui me motive à danser, vraiment, c'est que j'arrive à dire ce que j'ai envie de dire, mais de manière si brute, si vraie, si simple — ça dégouline, ça explose, ça sort. »
Ensemble, nous avons choisi le Fort Napoléon à La Seyne-sur-Mer pour tourner ces images, un souhait devenu possible grâce à Matt Priol 🖤. Il s’est bien passé un an entre notre désir et la concrétisation du projet.
Pour l’anecdote, à cause d’une carte photo trop petite, j’ai décidé de jeter mes premiers rushs et de repartir à zéro une heure avant la tombée de la nuit. Une initiative risquée qui nous a poussés à donner le maximum en peu de temps.
En jouant avec la simplicité et l’urgence du format vidéo court, « Souffles Courts » invite le spectateur à ressentir la danse de manière brute, tout en soulignant la relation entre le corps du danseur et la musique percussive. C’est un projet où la danse se fait à la fois visuelle et sonore — une fenêtre expressément rapide mais profondément intense sur l’art du mouvement.
Ce qui frappe chez Chloé, c’est la précision avec laquelle elle parle de ce qui la fait danser. Pas la forme, pas la technique — la texture. Le béton ciré, les aiguilles de pin, les pierres du Fort Napoléon. Elle puise là-dedans et s’en nourrit.
Travailler avec 40 secondes à chorégraphier, c’est une contrainte qu’elle a transformée en boussole : aller à l’essentiel, raconter quelque chose sans avoir le temps de développer. La batterie d’Alexis comme point d’ancrage — pas pour en être l’esclave, mais pour s’y reconnecter librement.